Review: Le fa le do (Théâtre français de Toronto/Théâtre La Catapulte) / Critique: Le fa le do (Théâtre français de Toronto/Théâtre La Catapulte)

le fa le do | CAST@Marc Lemyre

Co-produced by the Théâtre français de Toronto and Théâtre La Catapulte, le fa le do is unique, hilarious, and full of suspense / Co-produit par le Théâtre français de Toronto et Théâtre La Catapulte, le fa le do est à la fois unique, hilarant et plein de suspense.

Critique en français à suivre. 

After seeing TfT‘s production of Les Fourberies de Scapin, I was eager to see more. Unlike a Molière play, I had no idea what to expect with le fa le do. A unique co-production of Théâtre La Catapulte and Théâtre français de Toronto, le fa le do is both hilarious and suspenseful.

Le fa le do follows Albert, an archivist nearing retirement who is commissioned to sort through the National Archives. While going through recordings one day, he discovers a magnetic tape with the voice of a young woman singing Fado, an old Portuguese music genre characterized by mournful melodies and lyrics. Enchanted by her beautiful voice, Albert is determined to find the woman to whom it belongs. However, he becomes trapped in a web of secrets and lies that is much bigger than he could have anticipated.

This was an extremely creative production. Beginning with the opening musical number, TfT and Théâtre La Catapulte had the audience hooked. What followed thereafter was equally as entertaining.

All of the songs were original and the lyrics were surprisingly witty. Although every actor was for all intents and purposes a good singer, some were great singers. Raymond Accolas in the role of Albert wasn’t the only one to be mesmerized by the voice of Agnès (played by Geneviève Dufour).

My favourite character was Jean-Daniel the cowboy played by Erick Fournier. Just before he would step on stage, the music would shift to this wild west theme and you knew he was coming. His film noire style stories, complete with human sound effects by Andrée Rainville, and his karaoke number were hilarious. However, it was the fact that he pretended his bicycle was a horse that really got me in stitches.

Sasha Dominique in the role of the Grande Dame Alice was excellent. I think most of the audience on Friday night was francophone as everyone found her character particularly funny in her use of language. Philip Van Martin as Julien gave another solid performance.

From the play’s description there seemed to be a lot going on, and this production really could have gone either way. But it was so well directed by Mathieu Charette and exceptionally well executed by all involved. There was very little to dislike about this play. It was totally entertaining and creative. I had never heard of playwright Luc Moquin before, but I am definitely interested in checking out his other works.

From singing and dancing, to juggling and hoola-hooping, this play has it all. Enjoy the ride!

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Après avoir vu la production Les Fourberies de Scapin du Théâtre français de Toronto, j’avais hâte de découvrir si leur nouvelle mise en scène intitulé le fa le do s’avèrerait aussi à la hauteur que leur dernière. Je n’avais aucune idée à quoi m’attendre en ce qui a trait à cette pièce. Co-produit par le Théâtre La Catapulte et le Théâtre français de Toronto, le fa le do est à la fois unique, hilarant et plein de suspense.

Le fa le do suit l’histoire d’Albert, un archiviste en fin de carrière à qui l’on a donné la tâche de nettoyer l’entrepôt des archives nationales. Un jour en écoutant des enregistrements, il découvre un ruban magnétique avec la voix d’une jeune femme chantant du Fado. Ce dernier est un genre musical Portugais qui prend la forme d’un air mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées. Enchanté par cette belle voix, Albert se met à la recherche de la dame à qui elle appartient. Cependant, il se retrouve bien vite plongé dans une panoplie de secrets et de mensonges beaucoup plus compliqués que ce qu’il avait imaginé.

Après réflexion, cette production est beaucoup plus que le personnage d’Albert. Elle est extrêmement créative et divertissante. Dès la chanson d’ouverture jusqu’à la dernière réplique, le public reste captivé dans l’histoire.

Toutes les chansons sont originales et les paroles pleines d’esprits. Bien que tout les comédiens sont de bons chanteurs, certains d’entres eux démontrent plus de facilité que d’autres. Raymond Accolas dans le rôle d’Albert n’est pas le seul à être fasciné par la voix d’Agnès (joué par Geneviève Dufour). Toute la salle reste charmé par son interprétation.

Mon personnage préféré fut sans aucun doute le cowboy Jean-Daniel, joué par Erick Fournier. Quand il était pour monter sur scène, une musique country ce faisait entendre et à chaque fois, le public savait qu’il ne tarderait pas à réapparaître. De plus, ses histoires en style film noire, remplies d’effets sonores d’Andrée Rainville, ainsi que la chanson qu’il chante durant la scène qui ce passe au bar à karaoké étaient plus qu’hilarantes. Cependant, ce qui était le plus drôle c’était lorsqu’il prétendait que son vélo est un cheval.

Sasha Dominique dans le rôle de la Grande Dame Alice était toute aussi excellente. Je soupçonne que la majorité du public de vendredi soir était pratiquement entièrement francophone car tout le monde semblait trouver son personnage particulièrement drôle, spécifiquement dans son utilisation du français canadien.

Sans oublier Philip Van Martin qui interprète le role de Julien, il éxecute, lui aussi, une prestation digne de celle des autres acteurs.

Enfin, le résumé de la pièce semble avoir beaucoup d’éléments en jeu, ce qui peut laisser sous-entendre que cette production aurait pu être présenté de plusieurs façons. Mais le tout est si bien dirigé par le metteur en scène, Mathieu Charette, et exceptionnellement bien exécuté par tous les comédiens que celle-ci est un vrai délice. Je n’avais jamais entendu parler du dramaturge Luc Moquin avant vendredi soir, mais à présent, je suis vraiment intéressé de découvrir ses autres œuvres.

En somme, du chant et de la danse jusqu’à la jonglerie et “hoola-hoop,” cette pièce a tout pour plaire. Allez-y! Profitez-en!

Details/Détails

  • Le fa le do is playing until November 2nd at the Berkeley Street Theatre (26 Berkeley Street) / Le fa le do joue jusqu’au 2 novembre au Berkeley Street Theatre (26 rue Berkeley)
  • Shows run Wednesday – Saturday at 8pm, Saturday matinées: Oct. 26 & Nov. 2, 3:30 pm – Sunday matinées: Oct. 27, 2:30 pm / Spectacles se déroulent mecredi – samedi à 20:00, samedi à 15:30 et dimanche à 14:30.
  • English surtitled performances: Wedenesday, Friday and Saturday at 8 pm; Saturday Nov. 2 at 3:30 pm. / Spectacles avec surtitres en anglais: mercredi, vendredi, et samedi. à 20:00; samedi le 2 novembre à 15:30
  • Tickets from $33 to $57 are available online at www.theatrefrancais.com, by phone at 416.534.6604 or in-person at the box office / Billets de $33 à $57 sont disponibles en ligne à l’adresse www.theatrefrancais.com, par téléphone au 416.534.6604 ou en personne à la billeterie

Photo by/par Marc Lemyre